En investissement et comme beaucoup de choses dans la vie, on se fait vendre une histoire, plus qu’un produit bon pour nous.
Un produit médiocre entouré d’une belle histoire va mieux vendre qu’un bon produit sans histoire.
Et en investissement, c’est définitivement un phénomène fréquent.
Je me méfie des belles histoires.
Trop beau pour être vrai?
Si je vois un produit d’investissement qui fait 200% de rendement en trois mois, je me méfie.
Est-ce une arnaque? Un simple coup de chance?
Et même si c’est vrai, est-ce persistant?
Une chose est certaine, je m’en tiens loin.
Si on m’approche avec un produit de placement révolutionnaire qui génère des rendements garantis de plus de 10% par année, je vais être extrêmement sceptique. C’est impossible de garantir des rendements de ce genre à long terme. C’est clairement une arnaque.
Le côté sombre des histoires.
Les grands fans d’investissement actif qui misent sur des gestionnaires supposément talentueux et capables de battre le marché vont te dire que le gestionnaire bât le marché. Que grâce à sa stratégie de sélection, il peut générer des rendements supplémentaires de x% et qu’il est le meilleur. Il sélectionne chaque année les meilleurs titres sous-évalués pour aller chercher des rendements supérieurs en temps de hausse et ça baisse moins en temps de crise.
Évidemment, il faut payer 3% de frais de gestion pour ce magnifique placement emballé d’une belle histoire.
Mais la réalité est que la grande majorité des fonds gérés par des pros font moins bien que l’indice de référence.
Sur 10 ans, seulement 2% des fonds gérés ont battu leur indice de référence. Sur 1 an, c’est 17% au mieux. C’est assez médiocre merci comme stat.
Pourquoi autant de gestion active?
Parce que c’est payant de faire croire aux gens qu’on est assez bon pour battre le marché grâce à une recette secrète.
Parce que l’être humain aime penser que ça prend quelqu’un au volant pour bien réussir en bourse.
Mais probablement plus à cause que c’est payant. Les banques et fournisseurs de services financiers s’en mettent plein les poches avec leurs belles histoires. Alors pourquoi s’arrêter même si c’est moins bon pour le consommateur?
Conclusion
Les belles histoires ont toujours un côté sombre.
Méfie toi de celles qui sonnent trop belles pour être vraie.
Et surtout, n’aie pas peur de poser des questions.


